20 août 2014

Les critiques, ces bitchs qui souffrent.

 


 


Rêver : v. i.  Désirer ardemment, souhaiter.


Tous les goûts sont dans la nature. Tout le monde sait ça. Même les caves.
Ce que tout le monde ne sait peut-être pas, c’est qu’un auteur touche moins d’un dollar par livre vendu. Donc on s’entend qu’un auteur n’écrit pas pour l’argent, mais pour avoir le privilège d’être lu.
Alors il y a une chose qui m’échappe : comment un critique littéraire arrive-t-il à s’accorder le droit (sans culpabiliser à mort) de détruire publiquement un ouvrage?

J’ai une ancienne élève, brillante comme pas une, qui a réussi ce que je n’ai pas encore accompli : faire éditer son roman. L’an passé, une petite maison d’édition a accepté de donner son envol à son manuscrit. Inutile de vous dire qu’il y en a eu des heures de travail derrière cette publication. Elle en a perdu le compte il y a longtemps. Et si elle est chanceuse, à la fin de cette année, elle recevra peut-être un gros chèque de 200$ (pour environ 225 exemplaires vendus).

Et il y a cette critique littéraire, la semaine passée, qui a consacré son papier au roman de mon élève. Il aurait pu lui plaire, mais non.  C’est de même. Tous les goûts sont dans la nature, je l’ai déjà dit. Tout le monde sait ça. Même les débiles. Mais cette critique (comme tous les autres critiques) a quand même choisi de descendre l’ouvrage, comme si elle était la seule à savoir ce qui vaut la peine d’être lu. Elle devait s’être levée du mauvais pied ce matin-là. Pas de bol pour mon élève. Qui sait? Peut-être aurait-elle été dans de meilleures dispositions si son chum lui avait offert des fleurs? (ne jamais sous-estimer le pouvoir des fleurs). 

Les critiques ne devraient rédiger que des critiques positives. Le résultat serait le même! On comprendrait que s’ils ne parlent pas d’un ouvrage, c’est donc que, selon eux, il ne vaut pas la peine qu’on en parle. Donc, pas de publicité. Ce qui est déjà assez nuisible, quand on y pense. Mais au moins, on ferait grâce aux auteurs de se confronter à des mots qualifiant leur travail de « peu convaincant » ou « ennuyant », laissant ainsi aux lecteurs le choix d’aimer ou non, selon leurs goûts. Cette pratique novatrice aurait le chic de ne pas couper les ailes aux auteurs qui ont eu la malchance de tomber sous le couperet aiguisé d’une plume malheureuse. Parce qu’il y a ça : un critique négatif est forcément malheureux. Il souffre, c’est évident. (Peut-être est-il même un peu jaloux?) Sinon, comment arriverait-il à détruire les rêves de tous ces auteurs qui ont déjà eu tellement de mal à faire publier?

Aidons ces critiques qui souffrent et répandent leur douleur dans les médias.
Faisons-leur une fondation! (Vite, avant que mon roman ne leur tombe entre les mains!)
Je démarre ça! J’ai du temps (et de l’intérêt!)





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