1 décembre 2014

Je suis une esclave.


Dépendance: n.f. Le fait pour une personne de dépendre de qqn ou de qqch.



Dans ce billet, il sera question de rébellion. De révolte. De chaînes qui se brisent sous la puissance de la volonté. Et de ce sentiment de liberté que j’aimerais ressentir.

Alors voilà: j’ai des dépendances. Toutes sortes de dépendances. Très variées. Cela peut aller du beurre d’arachides naturel, en passant par les épisodes de Masterchef, jusqu’à ce besoin que vous connaissez de me voir reconnue en tant qu’écrivaine.

"Rien de très méchant", vous me direz. Et vous avez raison, en quelque sorte.  En fait, le problème réside dans LE TEMPS que je mets à nourrir mes dépendances. Ce temps qui file, et que j’aurais pu consacrer à autre chose, à quelque chose de nouveau, susceptible de me faire avancer, au lieu de m’enchaîner, de plus en plus solidement à ces habitudes devenues des incontournables. Je suis captive!

À l’aube de mes 40 ans, je réclame mon droit à la liberté! Je veux pouvoir mettre autre chose sur mes toasts le matin sans avoir l’impression que mon déjeuner goûte moins bon; je veux écrire sans penser au succès ni à l’échec. Je veux réussir cet exploit de me suffire, et de n’avoir besoin de rien d’autre pour me combler. Je ne veux plus mesurer ma quote de popularité en “J’aime”. C’est trop souffrant quand je remarque que quelqu’un a cliqué sur “Je n’aime plus”.

Quoique l’on puisse en dire ou en penser, et cela en dépit des apparences, je suis bel et bien dépendante. Et de la façon la plus ironique qui soit, je suis mon propre bourreau!

Alors à partir de maintenant, je proclame le début de mon indépendance.

Vous m’accompagnez?!? 







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