22 avril 2015

La revanche des pauvres.


À dix ans, je voyais Michael Jackson dans mes céréales. Mes influences étaient donc plutôt évidentes, mais on reconnaissait le caractère exclusif de mon look. Et quand je dis « exclusif », c’est pas juste pour faire beau! Ma mère avait créé pour moi le plus exceptionnel des blousons en denim, inspiré de ceux de mon idole dont les posters placardaient les murs de ma chambre.
Ma mère était fière d’elle, et moi aussi.  D’autant plus que personne dans la cour d’école ne pourrait m’accuser de l’avoir copié.  Être unique, c’était un plus.

Pourquoi crée-t-on?
Par besoin.
Aucune création ne voit le jour sans que son créateur en ait d’abord ressenti le manque.
Prenez-nous, ma mère et moi : je manquais de vêtements identitaires et ma mère manquait d’argent. De ces deux réalités était née une création splendide.

L’idée d’un projet de photographie
Comme beaucoup de gens, je n’ai jamais connu la sécurité financière.
En funambule, j’aurai toujours marché avec précaution sur le fil de la vie, bien consciente qu’il faut de l’équilibre pour tenir. Cet équilibre, je le trouve dans la création.
Lorsque j’ai eu cette opportunité unique de passer sous l’objectif d’un photographe d’exception, je me suis tout de suite sentie interpelée par un thème précis .

Chic pour peu de fric.
Il m’est apparu naturel de nous représenter comme une famille fière, et ce malgré qu’on ait peu de moyens financiers.  
Je nous trouve beaux, car assumés,  et cela n’a rien à voir avec nos vêtements, qui servent d'abord à nous maintenir au chaud, bien avant de nous rendre coquets!
Pour nous, s’habiller dans les friperies, c’est une formidable occasion de créer nos looks avec l’absolue certitude d’être uniques! Et surtout, ça nous permet de toujours garder à l’esprit que les vêtements ne sont en fait qu’un emballage, et qu’ils ne constituent en rien un gage de notre beauté intérieure!

Notre attitude sur les photos se veut satyrique, une sorte de « pied de nez » à ces riches qui, hélas, se croient souvent au-dessus de tout, simplement parce qu’ils revêtent des habits coûteux.  

Dans ce travail de collaboration, la technique du talentueux photographe Denis Girard nous aura servi à propulser ce concept qui nous ressemble. 

Je me suis amusée à créer nos looks, et mon conjoint Dominic, qui est graphiste, a travaillé à rendre des images léchées, aux allures de magazine de mode.

Tadam!







On se la joue grave, hein?!? ;) 
On est fous comme des balais!!! On a tellement hâte de les installer sur un mur chez nous!!!


Autant de visions qu’il y a d’artistes

Denis Girard, photographe, a choisi d’exploiter  notre concept d’une façon très personnelle et originale en déclinant les coûts de notre habillement! 
Vous verrez, il y a de quoi surprendre, et son angle est fort intéressant! 
Je vous invite cordialement à visiter son site web, où vous trouverez ses photos de nous, traitées selon son œil unique, sous l’onglet « Projets », ou simplement en cliquant sur le lien suivant : http://www.denisgirardphotographie.com/projets/

Et pour admirer le travail du graphiste le plus talentueux AU MONDE (il est vrai que je manque d’objectivité!), visitez le site de Dominic Dauphinais, graphiste, au lien suivant: http://www.dominicdauphinais.ca/

Pour une vidéo en lien avec la créativité, voyez le Petit Remontant qui suit! 







1 commentaire:

Anonyme a dit...

Votre propos est rafraîchissant! Merci de nous montrer d'autres perspectives, nous en avons grandement besoin. Bravo aux complices photographe et graphiste. Continuez votre parcours inspirant. Merci!