19 juin 2015

Lâcher la pression.

Pression : n.f. Action de pousser avec effort


Je ne suis plus la même.

D’abord, je n’ai plus la tête aussi enflée qu’avant. 
Pas que j’étais un monstre de vantardise, mais la confiance que j’ai toujours eue en moi m’a donné une forme d’assurance que certains peuvent considérer comme assez près de l’arrogance.

Il faut dire que de recevoir douze refus pour son premier manuscrit oblige une certaine réflexion :
Ma présentation était probablement trop clinquante (comme ma personne d’ailleurs?). Mon manuscrit était sans doute trop volumineux. Pour un premier roman, ça a dû faire un peu prétentieux, non? Douze refus, donc douze occasions de me trouver nulle, de recevoir une claque en pleine face, mais sans jamais savoir pourquoi. Car il y a ça : les éditeurs sont si débordés par la multitude de manuscrits qu’ils reçoivent, qu’ils ne peuvent déployer les efforts pour remettre à chaque auteur un compte-rendu de lecture.  Remarquez, je peux très bien les comprendre. Mais l’auteur, lui, lorsqu’il a mis tout son cœur dans une histoire, peut recevoir cette réponse comme étant plutôt cavalière.  Au fond, ce qu’ils disent, c’est : « On n’aime pas, mais on ne te dit pas ce qui ne va pas! Arrange-toi. »

Alors je me suis remise au travail. 
Heureusement, j’ai trouvé comment améliorer mon histoire, la ressusciter d’entre ses troubles, la faire reluire suffisamment pour être en mesure de la présenter à nouveau.

Elle n’est plus la même.
Elle est  quatre fois moins longue.  Elle n’a plus le même titre. Le ton est différent et elle n’est plus destinée au même lectorat.  Quel revirement! Et vous savez quoi? J’en suis sincèrement heureuse. Aujourd’hui, si l’on m’offrait de publier la première version, je crierais: « Nooooooooooooooooooooooooooooooooooon!!!!!!!!!!!!!!!! », et je ferais à pied le tour de toutes les librairies du Québec pour retirer un à un les exemplaires de sur les rayons!

Aujourd’hui, je suis heureuse de poster à 12 maisons d’édition mon histoire améliorée. Cet été, en plus d’attendre leur verdict, j’écrirai un nouveau  roman.  Ce sera une formidable façon de patienter, car productive et stimulante. 

Je ne souffrirai plus l’attente. Et les refus ne seront plus qu’une autre occasion de faire mieux.


Vraiment, je ne suis plus la même.





Mes manuscrits à poster aux éditeurs

Mon bureau d'écrivaine pour cet été! J'ai déjà commencé à produire! C'est excitant!





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