19 mars 2017

Tu crains, connard!

(Série Invectives/Test clickbait no 003)


Si tu as lu mon billet précédent, tu sais que j’y abordais la pratique malhonnête du clickbait (piège à clics). Donc si c’est par curiosité que tu es là, et non parce que tu es un fan fini de mon envoûtante écriture, j’ai l’insigne honneur de t’annoncer que je t’ai attrapé dans mes filets. (rires diaboliques).  Quant à la personne qui m’a inspiré ce titre hargneux, je dirais qu’elle n’existe pas, ça m’est venu comme ça. (commentaire rassurant pour mes lecteurs paranos)

Bon toi, tu fais quoi? T’as deux choix :

Première option: On se dit "sans rancune et adieu".  Mais prends garde, t’as un léger penchant voyeur et/ou agressif. Le début de mon étude superscientifique le montre déjà, mais check ben ça, je vais avoir des preuves tantôt. Tellement intéressant anthropologiquement parlant. (TIAP)

Deuxième option: Tu restes. Tire-toi un rang. Bienvenue pis on n’en parle pu.



Action réaction

Je me souviens très bien de ce jeu télévisé animé par Pierre Lalonde.

Assise devant l’écran, je cherchais comme une folle le mot qui découlait du précédent. Le principe était fort simple : un mot était soumis à un premier concurrent, qui devait en trouver la suite logique afin de ne pas devoir céder son tour à l’adversaire.

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On joue?

Nous commencerons avec le mot FOUDRE.

Et parce que je suis Pierre Lalonde, que je suis chagala, et que c’est ça le règlement, je te donne la première lettre du mot que tu dois chercher.

Je te dévoile donc un C.

Spontanément, de ta fulgurante intelligence ( Lèche-cul de blogueuse qui commence à comprendre comment ça marche la patente, LCDBQCCCCMLP.), tu me réponds : «COUP! » Pour COUP de FOUDRE.

Bravoooo!! 100 points!

On continue?

Nous ajoutons maintenant le mot COUP à notre série d'associations. On a-tu du fun yinqu'un peu?

Je te donne maintenant un P.

Parce que tu es très hot (LCDBQCCCCMLP), tu me répondras PIED. Pour COUP de PIED.

Et ainsi de suite jusqu’à épuisement des éclats de rire sponsorisés de Pierre Lalonde.



Le poids d’un mot.

Un de mes auteurs favoris, David Foenkinos, en plus d’écrire tout un tas de romans les plus géniaux les uns que les autres, écrivait dans son dernier roman « Le mystère Henry Pick » « qu’un mot peut changer un destin ».

C’est tout simple.

On aurait tous pu écrire ça.Parce qu’on le sait qu’un mot peut changer un destin. On a qu’à penser au mariage. Mais en dehors du OUI crucial des vœux d’union, tellement d’autres mots ont également le poids de leur impact. 

Certains mots portent même la voix d’un peuple entier! (TIAP) D’où l’importance de les mesurer et de les choisir.Même chose pour le moindre de nos gestes.
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Ce matin, j’ai vu sur FB ce vieux Japonais nommé M. Kuroki qui, pour consoler sa femme bien-aimée atteinte de cécité, a semé une espèce de fleur mauve et particulièrement odorante sur des centaines de mètres autour de chez eux. N’est-ce pas un geste d’une portée magnifique?




Les actions-réactions que je trouve cool

Il y a cette vieille fashionfreak qui me fascine, Iris Apfel . Son histoire, encombrante comme ses bijoux, me rappelle que l’on est fait de chacun de nos mots, chacun de nos gestes, et que l’on s’en construit lentement, au fil du temps.  Un mot égale un pas. Ce n’est que très tard dans sa vie que son travail dans la mode a été remarqué. Mais quelle œuvre! Pour elle, le temps aura été son atout.  Pareil pour le Colonel Sanders, qui n’aura ouvert sa toute première franchise de PFK qu’à 65 ans! Il a bien fallu qu'il les mérite ses médailles, le colonel, avant de faire du poulet!
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J’écoutais récemment une entrevue avec mon rappeur préféré de tous les temps, Akhénaton, l’ex- leader de IAM, (groupe de rap marseillais populaire dans les années 90), et j’appréciais réellement l’entendre dire qu’il avait maintenant la certitude que le chemin par lequel il était passé avait été nécessaire à ce qu’il est aujourd’hui, et qu’après coup,  il arrive à être reconnaissant, voire redevable, aux épreuves qui ont parsemé sa route.




Parlant de rap

Vous avez été des milliers à m’écrire(Grosse bullshit de blogueuse. Naïfs et naïves, faites gaffe!) pour me demander comment ça avait été ma performance à Slam Saguenay en février.

Imaginez-vous donc que je n’y suis pas allée! Et ce n’est pas faute d’avoir voulu, je le jure! 

Un autre fascinant exemple d’action réaction!

J’ai commencé par aller écouter les slameurs au Bar à Pitons. (ACTION)

Ça m’a donné le goût d’y participer. J’ai écrit un texte spécialement pour ça. (RÉACTION)

Je me suis pratiquée. Mais février est arrivé vite. Je ne me trouvais pas assez bonne.  
J’ai décidé de me reprendre en mars. (ACTION)

Hélas, toutes les places étaient déjà prises quand j’ai voulu m’inscrire. Je me suis donc placée sur la liste d’attente. (RÉACTION)

Le mois de mars est arrivé avec ses gros sabots, et j’ai sauté sur une occasion inespérée d’aller me faire chouchouter dans un colloque sur l’enseignement. (ACTION)

Une place s’est libérée sur la liste pour Slam Saguenay. Merdeuuuuuu!!!!! Impossible, c’est en même temps que le colloque!!!  Et comble de malchance, c’était le dernier événement de la saison! (RÉACTION)

J’ai demandé : « Est-ce qu’il est trop tôt pour s’inscrire pour septembre? » (ACTION)

Elle a répondu : « Non, pas du tout… » (RÉACTION)


À Suivre…

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